Billet de Mgr Podvin

23 mai 2020 – Disproportionnée !

Je n’en reviens toujours pas : début avril 2020, au plus fort de la pandémie, le recul de l’activité mondiale a provoqué une diminution de 17% des émissions carbone quotidiennes planétaires. « Super ! s’exclamerait-on un peu promptement. Il y a au moins ça de bon pour l’écosystème. Les oiseaux chantent. Les chevreuils sont de retour ». Sauf que… les dites émissions quotidiennes auront été similaires à celles de 2006. Consternant, donc : le monde aura en effet émis, en confinement presque total, autant qu’en activité normale, voici 14 ans ! Incroyable. L’homme est dépassé par lui-même… Lire la suite

16 mai 2020 – Je cherche le visage

J’avais conservé, par devers moi, le témoignage de ce conducteur de train en 2014. Traumatisé par ce que l’on appelle pudiquement les « accidents sur la voie », il racontait : « A cent vingt à l’heure, il faut près de sept-cents mètres pour, enfin, s’arrêter. Dix secondes environ. Dix secondes interminables « . Il me semble trouver quelques similitudes entre ce témoignage et notre déconfinement… Lire la suite

9 mai 2020 – Par les lacis de la confiance

Nous étions en pleine rentrée scolaire, professionnelle et pastorale 2012. La mondialisation semblait le critère inéluctable de toute réflexion et de toute action. Nous passions nos vies à courir, sans toujours savoir pourquoi courir, qui et quoi rattraper. Le low-cost imposait de nous tasser comme sardines dans métros, trains et avions. Tout était à l’aune d’une promiscuité souhaitée ou subie. Les gens se faisaient la bise, et s’entassaient  dans les habitacles, les stades, les festivals… Lire la suite

2 mai 2020 – Appelés par l’amour à le suivre

Cette semaine Mgr Podvin partage trois choses, parmi tant, qui habitent son coeur et sa prière. … Lire la suite

25 avril 2020 – Même si tu ne sais pas tout dire…

« Il est défendu de parler breton et de cracher à terre ; de mouiller ses doigts dans sa bouche pour tourner les pages des livres et des cahiers ; d’introduire dans son oreille le bout d’un porte-plume ou d’un crayon ; d’essuyer les ardoises en y crachant dessus ou en y portant directement la langue… ». Sourire, nostalgie, effroi et humilité, se mêlent en nous à la lecture de cette antique litanie des prescriptions aux élèves des écoles. Jules Ferry venait d’instituer l’enseignement gratuit.
Pasteur d’appréhender ce qu’est « un microbe ». La rougeole foudroyante et la fièvre scarlatine hantaient les cours de récréation et les rues des villes et villages. Plus d’un siècle après, avec quel regard considérons nous ces pages d’histoire ? Dans un siècle, que diront les gens de nos points-presse quotidiens, de nos mesures barrières, de nos distanciations sociales ? … Lire la suite

18 avril 2020 – Nos aînés nous manquent

« On m’a volé les dernières heures de mon père ! » s’écrie cet homme révolté d’avoir dû rebrousser chemin sur injonction des forces de l’ordre. Confinement oblige ? Abus de pouvoir ? Épiloguer sur les circonstances exactes de ce drame personnel n’est pas le but de ce billet. Notons surtout ce qu’il révèle : la prise de conscience phénoménale qui monte de nos cœurs envers nos aînés… Lire la suite

11 avril 2020 – Cet homme était le fils de Dieu

« Le Cri »… connaissez-vous ?
Une œuvre picturale plus que centenaire.
D’Edvard Munch, artiste norvégien.
Symbolisant l’homme moderne que submerge l’angoisse.
Le projet de ces lignes n’est pas d’en entreprendre le commentaire.
Mais de noter simplement qu’une version du Cri fut, il y a peu de temps, portée aux enchères à New York. « Salle comble. Vente n’ayant duré que douze minutes. Les sept acheteurs enchérissaient par tranches records ».
« Le Cri » de l’humain en déréliction atteignait des montants qui dépassent l’entendement.
A la neuvième heure, le Nazaréen mis en croix clama dans un grand cri : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? »
Laissant échapper à nouveau un grand cri (Marc 15,37) « Il expira ».
« Pour de vrai, cet homme était fils de Dieu ! »… Lire la suite

4 avril 2020 – Voici le bois de la croix

Qui ne fut impressionné par les images du Pape, seul sur le parvis de la place Saint Pierre? Tant de canaux les retransmirent jusqu’à nos confinements ! Mais (à commencer par moi!) qui entendra, jusqu’au retournement de son être le plus profond, la portée de son exhortation ? En réalité, la place Saint Pierre, jamais si déserte, n’avait jamais tant débordé de vive présence.

L’humanité entière était là, sous le regard du Pape, dans le cœur du Christ. Humanité consacrée à l’amour indéfectible de Dieu souffrant notre souffrance. « Dépêche-toi d’aller sur les places et dans les rues de la ville. Les pauvres et estropiés, amène-les ici… Afin que ma maison soit remplie ! ». (Luc 14)… Lire la suite

28 mars 2020 – Jour après jour…

Semaines cruciales ! Ô combien…
Croire ce que nous ne voyons pas encore.
Mais voir déjà !
Être affligés chaque soir par la litanie annonçant ceux qui souffrent et nous quittent.
Voir le sublime courage de ceux qui luttent afin que la litanie s’estompe, quand les vents tourneront.
Regarder, dans ce sublime dont l’humain témoigne, ce qui est déjà, et n’est pas encore… Lire la suite

21 mars 2020 – Tenir ensemble !

Comme plus de huit cents millions de personnes sur terre, nous sommes confinés. C’est notre contribution nécessaire et vitale à la vie humaine. Ni plus ni moins ! Le paradoxe veut que cette condition imposée par le réel nous semble à la fois beaucoup et peu de choses… Lire la suite

A lire aussi :

Les messages de Mgr Ulrich

Autres textes