Louis et Zélie Martin : de saints parents

Louis-et-Zélie-MartinLe père de Thérèse, Louis Martin (Bordeaux, 1823 – Lisieux, 1894) exerce le métier d’horloger où il excelle. La mère, née zélie-Marie Guérin (Gandelain, 1831 – Alençon, 1877), est déjà connue, dans les années 1850, comme dentelière au point d’Alençon.
Louis et Zélie-Marie se rencontrent en 1858 sur le pont Saint-Léonard d’Alençon et se marient le 13 juillet 1858 en l’église Notre-Dame (élevée au rang de basilique mineure en 2009), décidant cependant de vivre comme frère et sœur dans une continence perpétuelle.
Leur confesseur les en ayant dissuadés, ils ont neuf enfants, dont quatre qui meurent en bas âge tandis que les cinq autres, toutes des filles, deviennent religieuses :

  • Marie (22 février 1860, carmélite à Lisieux (1886) – sœur Marie du Sacré-Cœur – † le 19 janvier 1940)
  • Pauline (7 septembre 1861, carmélite à Lisieux (1882) – sœur puis mère Agnès de Jésus – † le 28 juillet 1951)
  • Léonie (3 juin 1863, clarisse (1886) puis visitandine à Caen (1894) – sœur Françoise-Thérèse – † le 16 juin 1941)
  • Marie-Hélène (13 octobre 1864 – 22 février 1870)
  • Marie-Joseph-Louis (20 septembre 1866 – 14 février 1867)
  • Marie-Joseph-Jean-Baptiste (19 décembre 1867 – 24 août 1868)
  • Céline (28 avril 1869, carmélite à Lisieux (1894) – sœur Geneviève de la Sainte-Face –† le 25 février 1959)
  • Marie-Mélanie-Thérèse (16 août 1870 – décédée à sept semaines)
  • Marie-Françoise Thérèse (2 janvier 1873, carmélite à Lisieux (1888) – sœur Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face – † le 30 septembre 1897 et canonisée en 1925).

Marie-Françoise-Thérèse Martin est baptisée le 4 janvier 1873 à l’église Notre-Dame d’Alençon.
En mars, âgée de deux mois, elle frôle la mort et doit être confiée à une nourrice, Rose Taillé, qui a déjà nourri deux enfants du couple Martin. Elle se rétablit et grandit dans la campagne normande, dans cette ferme de Semallé, distante de 8 kilomètres. À son retour à Alençon, le 2 avril 1874, sa famille l’entoure d’affection. Pour sa mère, «elle est d’une intelligence supérieure à Céline, mais bien moins douce, et surtout d’un entêtement presque invincible. Quand elle dit non, rien ne peut la faire céder.». Espiègle et malicieuse, elle réjouit sa famille par sa joie de vivre, même si elle pleure souvent.
Elle grandit alors dans cette famille de fervents catholiques qui assistent chaque matin à la messe de 5h30, respectent rigoureusement le jeûne et prient au rythme de l’année liturgique. Les Martin pratiquent également la charité et accueillent à l’occasion un vagabond à leur table, visitent les malades et les vieillards. Même si elle n’est pas la petite fille modèle qu’ont dépeint plus tard ses sœurs, Thérèse est sensible à cette éducation. Ainsi, elle joue à la religieuse, cherche souvent à «faire plaisir à Jésus» et s’inquiète de savoir s’Il est content d’elle. Un jour, elle va jusqu’à souhaiter à sa mère de mourir ; grondée, elle explique que c’est parce qu’elle lui souhaite le bonheur du Paradis.
Dès 1865, Zélie Martin se plaint de douleur au sein. En décembre 1876, un médecin lui révèle la gravité de cette «tumeur fibreuse» : il est trop tard pour tenter une opération. En juin 1877, Zélie part à Lourdes en pèlerinage dans l’espoir d’y être guérie, mais le miracle n’a pas lieu. Elle meurt le 28 août 1877, après plusieurs jours d’agonie.
À quatre ans et demi, Thérèse est orpheline de mère. Elle en est profondément marquée. Plus tard, elle considère que «la première partie de sa vie s’est arrêtée ce jour-là». Elle choisit alors sa sœur Pauline, âgée de presque 16 ans, comme mère de substitution.
Sainte thérèse de l'enfant Jésus à 13 ansEn 1882, sa «seconde Maman» Pauline, entre au Carmel de Lisieux. A nouveau ébranlée psychologiquement Thérèse tombe gravement malade quelques mois plus tard. Toute sa famille prie le Ciel pour sa guérison.
Et le 13 Mai 1883, Thérèse ’’voit’’ le sourire de la statue de la Vierge Marie. Elle est guérie.
Dès son enfance Thérèse souhaite devenir religieuse. Après l’entrée au Carmel de ses sœurs Pauline et Marie, son père accepte qu’elle y entre à son tour, à l’âge de 15 ans.
Sainte thérèse de l'enfant Jésus à 15 ansEn rentrant au Carmel, elle désire prouver son Amour au Christ qui l’appelle à donner sa vie pour le monde. Elle choisit de faire une confiance totale à Dieu et de devenir de plus en plus petite pour s’abandonner à lui. «La petite voie» de Thérèse est une «voie d’enfance spirituelle» qui est au cœur du message qu’elle désire transmettre.
Cette voie représente un chemin spirituel à adopter afin d’accepter sa petitesse et de s’offrir à Dieu malgré l’épreuve de la foi.
Sainte thérèse de l'enfant Jésus
En 1896, elle découvre le véritable sens de sa vocation : «Ma vocation, c’est l’Amour». Tout au long de sa vie, Thérèse vit une réponse de plus en plus intime à L’Amour de Dieu.
Inconnue de son vivant, Thérèse Martin est devenue «la plus grande Sainte des Temps Modernes» (Pape Pie XI).
Ses trois manuscrits autobiographiques, célèbres sous le nom de «Histoire d’une âme» , développent sa spiritualité. Elle exprime la façon dont elle comprend la vie chrétienne et la relation de Dieu. Ces manuscrits ont un succès important en France et dans le monde entier et laisse parler Thérèse.

 

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