Élection(S)… Ou sélection(S) ?

dans-un-monde-qui-change-retrouver-le-sens-du-politiqueÉlection(S)… Ou sélection(S) ? Pour les mois qui viennent, c’est la question.

Sélectionner, n’est pas élire. C’est la Bible, à mon sens, qui nous invite à ce discernement. Le peuple hébreu n’a pas en effet été choisi parce qu’il est le meilleur (sélection), mais pour porter l’espérance de la réalisation de la promesse de bonheur offerte par Dieu au monde entier (élection). Peuple «élu», donc pas «sélectionné». Élection, sélection, ce n’est pas la même chose…

Alors, si les personnes que nous allons choisir dans les mois qui viennent n’étaient pas d’abord des sélectionnées, comme si elles étaient les meilleures pour mettre en pratique leurs propres convictions, mais des «élues» pour exercer une responsabilité politique en vue du bien commun ? (Ne pas penser qu’à ses idées, à sa vision, mais, autant faire se peut, intégrer celles des autres).

En juin 2016, pensant aux futures élections (présidentielles et législatives) les évêques de France ont publié quelques points de discernement. Récemment, ils ont écrit un petit livre (90 pages, 4 euros) intitulé «Dans un monde qui change, retrouver le sens du politique».

«Si nous parlons aujourd’hui, c’est parce que nous aimons notre pays, et que nous sommes préoccupés par sa situation», écrivent-ils. Et aussi «Pour celles et ceux qui ont foi en Dieu et qui vivent dans la communion au Christ, les difficultés que nous rencontrons ne sont pas un appel au renoncement. Au contraire, elles nous acculent à investir toutes nos capacités pour construire une société plus juste et plus respectueuse de chacun. Cela s’appelle l’espérance».

PS : C’est Max Weber, sociologue allemand (1884- 1920) qui a distingué l’éthique de conviction de l’éthique de responsabilité.

A lire aussi :

un extrait du livret : Texte_Retrouver-le-sens-du-politique

La lettre des évêques de France : CP_releflexions_elections_17062016

A l’aube des élection, le conseil de doyenné porte son regard sur les personnes en fragilité