Bonne entrée en Avent

A comme attendre

Dieu sait qu’on n’aime pas ça : le bus, la guérison, le rendez-vous de dentiste, la réponse, un travail… Et pourtant, c’est aussi parfois attendre l’arrivée de la personne qu’on aime, le coupe de fil d’un ami, la récolte promise par le labeur. Attendre, c’est laisser le temps, c’est se préparer avec une forme de fébrilité impatiente. L’avent, c’est attendre un enfant : l’humanité est enceinte de Dieu !

V comme veiller

Nous croisons tellement de gens assoupis, passifs, mous. Or il s’agit en ce moment de ne pas s’avachir, de ne pas se laisser endormir par la consommation, l’argent, la digestion lourde… Il nous faut rester attentifs, regarder le monde, et percevoir surtout les petites choses, les petits événements qui passent sous les radars des médias. L’avent, c’est être « bien-veillant » et « bienveimmant » pour les autres !

E comme espérer

Quand on espère, on ne reste pas immobile, on bouge. Car l’espérance chrétienne est basée sur une certitude, non pas scientifique, mais certitude du coeur : il va venir. Parce qu’il a dit : tout le Premier Testament est l’histoire de cette promesse de Dieu. Qui nous rend espérants : dans la joie, la paix du coeur, nous faisons confiance à Dieu !

N comme nuit

C’est décembre, il fait nuit longtemps ! La nuit, c’est le temps où tout se prépare. Beaucoup de gens travaillent de nuit, pour que la vie des autres, de jour, soit possible… Conduire la nuit, c’est accepter de ne pas voir très loin… Quand on est tout seul, avec les phares, ça va bien ; quand il faut remettre les feux de croisement pour ne pas éblouir les autres, on doit ralentir. Pourtant, on avance… On ne sait pas bien à quoi ressemble la route au-delà du faisceau de nos projecteurs : on ne veut éblouir personne… Mais on progresse avec ténacité.

T comme tendresse

Elle paraît encore plus nécessaire quand il fait noir, froid, triste. L’avent est le temps de la solidarité. Oui, il y a peut-être une part d’hypocrisie quand une fois par an, on pense aux gens seuls, on écrit une carte ou on fait un chèque… Mais cela peut réveiller nos consciences : les cadeaux et la chaleur, ça pourrait être pour tout le monde ? Cela pourrait être tout le temps, non ?

Source : Père Jean-Marie Poitout

 

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