REFLEXION, qui n’engage que son auteur et ceux et celles qui le veulent bien…

Des débats agitent actuellement l’Église catholique en France et ailleurs. Nombreux sont les articles et les courriers des lecteurs qui parlent beaucoup des prêtres, de l’articulation prêtres-laïcs ( un couple à dépasser ? ), des ministères, de l’accès aux femmes à ces ministères, de la place et de la responsabilité de celle-ci dans l’Église catholique… On parle des recompositions paroissiales ( au risque d’oublier les mouvements, les services si importants pour la vie de l’Église ! dans le monde, sur le chemin de vie de tous les humains etc…

Tout cela, souvent dans une ambiance de sauve qui peut, de restauration, d’aventurisme… mais aussi de recherches, d’approfondissement, d’ouverture à l’avenir.

J’aimerais alors vous livrer mon sentiment, un peu de ma réflexion. Il me semble qu’il y a actuellement un grand absent : le Baptême, la vocation baptismale.

Depuis plus de 20 ans, peu à peu, il m’apparait en effet que le sacrement de fondation de toute vie chrétienne, est le baptême. Où est celui-ci dans les débats que nous connaissons ?

N’est ce pas par le baptême que nous sommes ous agrégés au Corps du Christ ? Tous et toutes, hommes et femmes, N’avons-nous pas revêtu le Christ ? Ne sommes nous pas tous et toutes, par le sacrement, prêtres, prophètes et rois, selon le rituel même ?

Si bien qu’avant de parler des ministères dans l’Église, il me semble urgent d’approfondir sérieusement la vocation baptismale de l’Église, Corps du Christ, et par suite, celle de tout baptisé(e). Ce qui est en jeu, aujourd’hui, n’est ce pas de « organiser Le Peuple saint (l’Église) pour que les tâches du ministère ( de l’Église) soient accomplies et que se construise le Corps du Christ » (St Paul aux Ephésiens, 4, 12 – traduction liturgique).

Personnellement, j’ai répondu et j’essaie de répondre à l’appel de l’Église catholique. J’ai reçu l’ordination presbytérale en 1973, dans l’esprit au du concile Vatican II. Celle-ci n’a effacé ni supplanté mon baptême. Elle est la réponse à un appel de l’Église, comme d’autres hommes et femmes, assument d’autres missions reçues. Il me semble bien que chacun, chacune anime pour sa part la vitalité du Corps du Christ, sur la base de la vocation baptismale enracinée, ancrée, dans celle de l’Église.

Ma plus grande joie, c’est d’être baptisé. Tout part de là pour se laisser saisir par le Christ.

Les autres questions en débat sont à mon sens secondes ( pas secondaires) au regard de la vocation baptismale de l’Église, et de chacun, chacune. N’avons-nous pas été tous et toutes incorporés au Corps du Christ par le baptême pour boire en Église La Coupe du Seigneur ?

N’est ce pas sur cette base qu’il nous faut, à frais nouveaux, discerner, dans ce temps et pour ce temps, les tâches du ministère de l’Église pour la Gloire de Dieu et le salut du monde ?

Qui que nous soyons, approfondissons notre baptême, ensemble en Église. Que personne ne s’en arroge le monopole, quelque soit l’appel reçu et mis en œuvre. Sans doute une grande mue marquera l’Église catholique.

Pour cela, n’hésitons pas à demander un coup de main à nos frères et sœurs des autres Églises, confessions et communautés chrétiennes, car il n’y a qu’un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême.

Gérard De Riemaecker

P.S. Ce qui précède ne sera qu’un discours de plus si rien n’évolue…