Votre mission, si vous l’acceptez : communiquer la joie qui vient du Christ !

communiquer-la-joie-qui-vient-du-ChristQuand votre curé vous appelle, c’est que la paroisse a besoin que vous vous engagiez au service des chrétiens et de ceux qui ne le sont pas encore. Prenant la mesure de la demande, il faut bien peser le poids de la tâche à accomplir. Mais quand on sait qui on s’apprête à servir, à savoir le Christ, il n’y a pas à hésiter trop longtemps.

Croire en la Résurrection de notre Seigneur, c’est ce qui fonde notre foi : un don, une grâce, une nouvelle victoire de la vie sur la mort. Vivre sa foi en Eglise, c’est une suite tellement essentielle… Se reconnaître pécheur, faible parmi les faibles, c’est être en route sur le bon chemin, celui de la guérison promise par Dieu à ses enfants. Maintenant, prendre une part active dans la vie de sa communauté paroissiale, c’est endosser une responsabilité pour le bien de tous. Certes, il faut faire preuve de beaucoup d’humilité face au travail qui nous attend mais j’accepte de le réaliser parce que je pense que j’en suis capable, grâce à Dieu. Et surtout, je n’en retire aucune gloire parce que je le réalise dans un esprit de service.
Pour qu’une paroisse vive et agrandisse le nombre de ses fils, il faut qu’elle s’oriente clairement vers la Mission. Sans cela, elle ne manquera pas de s’atrophier voire de disparaître avec le temps. Je le crois au plus profond de moi. Le monde évolue, les esprits aussi. La rupture de la transmission est flagrante. La foi reste chez beaucoup à l’état de petite graine parce que l’Homme s’est encombré la vie à un tel degré qu’il est persuadé que le temps lui manquera définitivement pour réfléchir sur le sens de sa vie. Nous sommes tellement distraits, accaparés que nous oublions que nous sommes des êtres relationnels. Nous perdons malgré nous la culture de la rencontre et du dialogue. Nos idoles modernes, les écrans, focalisent notre regard. Combien parmi nous prenons encore aujourd’hui le temps de regarder la Création qui s’offre pourtant à nos yeux ? Un luxe, dites-vous. Je ne le crois pas. Vivre, c’est choisir. Avons nous toujours en tête que nous sommes des êtres mortels en pèlerinage sur cette Terre ? Je ne le pense pas. La modernité nous donne la sensation de permanence, d’immortalité.

Réveillons-nous !
Réveillons nos villes !

Chacun doit bien comprendre aujourd’hui qu’il a la responsabilité, avec ses forces et ses faiblesses, de prendre une part active à la Mission. Chacun est capable : tout le monde a reçu des dons et peut les mettre à profit pour la gloire de notre Seigneur, pour faire grandir le Royaume. Certes, des fidèles sont appelés et apparaissent dans la lumière parce que leur mission exige qu’ils soient connus de tous. Mais combien d’entre nous travaillons déjà humblement et durement dans la vigne du Seigneur sans attirer pour autant les regards. Nous devons être encore plus nombreux dans le champ ! Soyons assurés, chers Frères et Soeurs, que le Seigneur voit l’engagement de tous et qu’il est en fête lorsque l’Évangile imbibe nos pensées, nos paroles et nos actes.
Lorsque je réfléchis à l’avenir de l’Église, lorsque je vois nos assemblées vieillissantes, lorsque je constate que les vocations manquent, je pourrais être inquiet et me désoler. Ainsi serait le monde d’aujourd’hui. Oui, l’espérance semble s’amenuiser, les illusions sont légion. Mais nous, chrétiens, devons-nous être d’accord avec cette marche du monde ? Nous avons le droit de nous affirmer et d’annoncer la Bonne Nouvelle. C’est ce que Jésus attend de nous, rien de plus ! Si nous ne le faisons pas, personne ne le fera à notre place. Les Apôtres ont couru le monde. Nous, grâce à eux, nous pouvons aujourd’hui évangéliser des territoires beaucoup plus petits parce que l’Église qui est née le jour de la Pentecôte n’a cessé de grandir depuis. Nous devons donc nous mettre en marche ! L’Évangile suffit à convaincre les âmes. Si nous témoignons par notre vie, par tous les pores de notre peau, que la joie et l’amour sont notre carburant, si nous restons optimistes envers et contre tout, alors nous troublerons les cœurs de pierre.
Oui, j’ai accepté de prendre la charge de la communication dans notre paroisse. En plus de favoriser le lien entre les fidèles, je chercherai à orienter mes actions pour faire connaître Dieu d’abord et surtout à ceux qui sont restés aux portes de l’Église mais qui bien souvent ne sont pas insensibles au message d’amour du Christ. Je veux leur montrer une communauté de fidèles accueillante, dynamique et priante.
J’ai développé un nouveau support écrit pour les annonces et l’Évangile du dimanche, l’Hebdo de Saint-Pierre. Je m’occupe d’alimenter régulièrement la page Facebook «Paroisse Saint Pierre des Rives de l’Aa» ainsi que le compte Instagram «saintpierredesrivesdelaa». Je gère aussi les présentoirs et les tables dans le fond des églises pour que les paroissiens aient une toujours une info intéressante et à jour disponible. Avec notre curé, nous allons réfléchir à l’amélioration des panneaux d’affichage dans nos clochers. Je cherche aussi à me rendre présent auprès de ceux qui souhaitent partager des nouvelles ou des photos. J’essaie enfin de créer une équipe mais les bonnes volontés disponibles tardent à se manifester. Néanmoins, je ne désespère pas de voir se lever prochainement des personnes désireuses de communiquer la joie qui vient du Christ !
Je voudrais terminer en citant notre pape François qui a écrit dans un tweet ce matin : «Dieu se propose, il ne s’impose pas ; il illumine, mais il n’aveugle pas.» Ainsi soit-il.
Sébastien Hannedouche

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