Marcher sur les pas de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte-Face

Pèleriner avec ma paroisse, c’était pour moi une première.

Il a fallu d’abord me lever très tôt pour rejoindre un des trois bus affrétés pour convoyer les Gravelinois et les Grand-Fort-Philippois vers Lisieux. Ma priorité : ne pas rater le début de la célébration prévue à 10h30 dans la belle et grande basilique de Lisieux ! Sur la route, je ressentais déjà un mélange de joie profonde et de peur d’arriver en retard. La joie de pèleriner avec mes amis et de partir à la rencontre de la petite Thérèse, la joie de découvrir un grand lieu de la foi que je ne connaissais pas encore. En même temps, la peur de ne pas assister à la totalité de l’office parce que la route pouvait à tout moment nous mettre en difficulté en nous offrant une de ses mauvaises surprises.

Arrivés dans la belle commune de Lisieux et rassuré en voyant les aiguilles de ma montre, nous descendîmes tous des cars pour marcher vers le lieu de la célébration, tout émerveillés que nous étions en découvrant devant nous le majestueux édifice et le campanile à côté avec ses 51 cloches. Quelques instants plus tard, à l’intérieur de ce chef-d’oeuvre fait de mains d’hommes, j’ai eu le besoin de m’agenouiller devant le reliquaire de Sainte Thérèse. Moment d’intimité et de grande communion avec la sainte. Quand est venu le temps de la messe, la procession a alors fait chavirer nos coeurs : il y avait là des servants d’autel de notre paroisse Saint Pierre des Rives de l’Aa ! Et puis notre curé, l’Abbé Vincent. Voir Vincent concélébrer avec le Père Olivier Ruffray, Recteur du Sanctuaire de Lisieux, c’était réaliser que nous étions bien en pèlerinage. En ce dimanche 22 mai 2016, solennité de la Sainte Trinité, l’homélie du Père Ruffray nous a permis de nous replonger dans le mystère de Dieu. Après quelques photos, transformé par ce que je venais de vivre, je me suis résolu à quitter la basilique pour rejoindre le groupe de paroissiens. Il était presque midi, bientôt l’occasion de partager le pain.

Nous avons pris la direction de l’Ermitage où nous avons pu nous délecter d’un très bon repas. Dans le hall d’entrée qui permettait l’accès à la salle du restaurant, une belle statue de la Vierge du Sourire trônait comme pour nous rappeler qu’elle avait pris soin de Thérèse. Dans les jardins de l’Ermitage, foison de roses et encore une grande statue de la petite carmélite : Thérèse était vraiment partout !

La pluie ayant fait son apparition, il a fallu se résoudre à se laisser mouiller pour rejoindre la prochaine étape : d’abord un musée sur sainte Thérèse puis le carmel de Lisieux. Quelle chance extraordinaire j’avais de me retrouver là ou Thérèse priait. J’ai ressenti le besoin de me confier à Dieu dans la prière et de le remercier pour ce que j’étais en train de vivre. Quand j’ai aperçu la couronne de roses qui avait été déposée par la prieure sur la tête de la jeune professe Thérèse, j’ai alors fait le lien avec ma fille qui allait elle-même faire sa profession de foi quelques jours plus tard et avec mon autre fille qui s’apprêtait le même jour que sa sœur à faire son entrée en Eucharistie.

Pour rentrer encore un peu plus dans l’intimité de la petite Thérèse, nous avons pris la direction de sa maison d’enfance, les Buissonnets. Ce fut peut-être le moment le plus fort pour moi. Etre là où la sainte a grandi, là où Thérèse a prié, là ou elle vécu avec son père…

A contre-cœur, j’ai dû quitter son nid d’amour parce qu’il était temps pour nous de reprendre la route et de rejoindre à nouveau la basilique. Nous avons alors pu écouter une conférence sur Thérèse donnée par une carmélite. Nul doute que cette religieuse nous a permis de saisir le sens de l’acte d’offrande de Thérèse à l’Amour Miséricordieux du bon Dieu.

 

Pour terminer cette journée si ressourçante, nous avons pu passer la porte sainte en cette Année de la miséricorde et avons pu visiter le cloître de la miséricorde et notamment un espace final de méditation très symbolique. La déambulation qui nous était proposée dans ce cloître n’était pas seulement physique, elle était surtout intérieure. Nous avons enfin pu rejoindre la crypte de la basilique et nous approcher du reliquaire des saints parents de Thérèse, Louis et Zélie Martin.

Arrivés au terme de ce pèlerinage et après quelques emplettes, il nous a fallu regagner les bus.

Sur la route, alors que nous roulions en direction de Gravelines, j’ai entendu Thérèse me souffler avec douceur à l’oreille : « Avec quelle reconnaissance, je chante les miséricordes de Dieu ». J’ai compris que je devais alors prier et remercier notre Sauveur pour ce que je venais de vivre en Eglise. Loué soit Dieu au plus haut des cieux !

Sébastien

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