L’aumônerie est une belle aventure

L-aumônerie-est-une-belle-aventure

Martine Mawart, bénévole depuis dix ans et missionnée responsable bénévole depuis le départ de Marielle Buet en 2017, nous présente l’AEP (Aumônerie de l’Enseignement Publique) de la paroisse des Rives de l’Aa. Accompagnée de 7 animatrices bénévoles, l’aumônerie se réunit deux fois par mois au presbytère des Huttes de Gravelines, avenue Léon Jouhaux.

Quelle est la différence entre le KT et l’aumônerie ?
L’aumônerie est par définition un service d’Église qui assure une présence chrétienne dans un ensemble de pastoral précis comme les lycées, les hôpitaux, l’action catholique ou les prisons. Au presbytère des Huttes, nous recevons des enfants de 10 à 12 ans. Ces enfants cheminent vers leur profession de foi. D’ailleurs cette année, pour la communion solennelle du 2 juin, nous avons l’honneur de recevoir l’évêque du diocèse monseigneur Laurent Ulrich.
L’aumônerie et le catéchisme ont le même objectif, mettre non seulement nos jeunes en contact mais en communion, en intimité avec Jésus Christ. Nous établissons un dialogue afin de faire connaître la parole de Dieu, de l’amener dans la vie de nos jeunes. Nous accompagnons les jeunes sur ce chemin de la foi.
Le respect, l’amour, la fraternité et le partage sont quatre mots importants pour l’aumônerie. Nous semons la parole de Jésus Christ dans le cœur des enfants. Je sais que beaucoup d’enfants ne continueront pas après leur profession de foi mais ce qui a été semé, restera.
Que fait-on à l’aumônerie ? Quelles sont les activités ?
Nous amenons les enfants à parler de leur foi, nous leur laissons la parole pendant les temps forts. Sans en être conscient, ils sont déjà sur le chemin.
Les activités, que nous rendons attractives, montrent aux enfants que la foi se vit. La foi n’est pas un simple mot : des actions concrètes doivent accompagner ce mot. Soit par des petits gestes comme la gentillesse au sein de sa famille, soit par des actions plus importantes. Par exemple, nous participons à la collecte de denrées alimentaires organisée par la Banque Alimentaire en faisant du porte à porte dans les quartiers de Grand Fort Philippe et Petit Fort Philippe. Les enfants adorent ce moment.
Nous expliquons les différentes étapes de l’année liturgique et nous entrons plus en détail dans les évènements rythmant notre vie chrétienne comme l’avent, l’épiphanie ou la semaine sainte.
C’est d’ailleurs pendant la semaine sainte que les enfants préparent leur profession de foi par deux jours de retraite. Pendant ces deux jours, nous réfléchissons et nous nous posons la question « Où en est-on de la foi ? » pour nous-même et pour les autres. Les enfants, reporters d’un jour, iront dans les rues de Petit Fort Philippe à la rencontre de la population pour un sondage sur la foi. Ils auront aussi l’occasion de rencontrer une bénévole s’occupant de migrants à qui ils pourront poser des questions. Une visite à la chapelle Notre-Dame Des Flots et à L’église de Petit Fort Philippe est également au programme. Et bien entendu c’est la semaine idéale pour prier.
Nos activités à l’aumônerie sont diverses. Nous prévoyons de nous rassembler avec d’autres aumôneries au Mont Des Cats dans un but de partager, de se rencontrer mais aussi de partir à la rencontre des moines de l’abbaye.
Que procure l’aumônerie pour Martine, les animatrices, les enfants ?
Pour les animatrices et moi même, l’aumônerie est un lieu de rencontre, de partage et d’échange. Les enfants sont au centre de nos échanges qui sont enrichissants, leur opinion nous bouscule en tant qu’adulte et nous remet en cause.
Pour les jeunes, l’aumônerie est un lieu de partage où règne l’amitié, la gentillesse et le rire. Les enfants passent de bons moments. L’aumônerie est une belle aventure.

Que souhaites-tu à l’avenir ?
Mon souhait serait d’être secondée par une équipe qui serait en mesure de prendre, à terme, le relais. Les parents qui m’accompagnent restent une ou deux années mais personne ne reste assez longtemps pour pérenniser le travail accompli. Je les remercie d’ailleurs pour le temps donné les samedis matins.
L’investissement des parents est faible et nous manquons de bonne volonté. Ils ont peut-être peur de nous accompagner mais il n’y a aucune difficulté, il suffit de suivre une trame et les enfants font le reste.
Je souhaiterais également une fidélisation des enfants dans le temps et les revoir à la messe les années qui suivent leur profession de foi. Il faut que nos jeunes continuent, après l’aumônerie, à vivre dans la foi.

A lire aussi :

La banque alimentaire

Pour nous rejoindre