L’art d’être grands… parents !

Grands-parents, petits enfants…qu’est-ce qui vous vient à l’esprit ?
«Les événements de la vie font qu’on doit savoir écouter : ils vivent autrement que nos enfants ont vécu. C’est pas évident de l’accepter».
«Parler, dialoguer beaucoup avec eux. Quand ils grandissent, à vingt ans et plus, leur manière de discuter avec nous a changé. Ils viennent manger avec nous le midi. On est content de les avoir».
Votre vie à vous, par rapport à eux ?
«Ce qu’on a vécu, nous, ça a une répercussion sur eux. Par exemple le contact avec les personnes âgées… ça a sans doute une influence dans le choix de son métier.
«Ça joue aussi sur les situations d’injustice. On veut les soutenir, les aiguillonner. Avec une BTS, être payé au SMIC !
La société, les droits ont évolué. Mais il faut les mettre devant leurs responsabilités et les aider à les assumer».
«Mais il faut accepter qu’ils vivent autrement que nous ce qu’on a vécu à leur âge».
On ne dit plus grands-parents. On dit plutôt «papy, mamie…»
«Oui, ça change. Et quand un petit enfant vient d’une autre culture, un autre pays, que c’est difficile de s’adapter ! Les mêmes attitudes n’ont pas le même sens ; ce qui peut nous apparaître comme du sans-gêne c’est, en réalité, ne pas se faire de souci…»

Et la foi chrétienne ?
«On ne veut pas leur imposer. Ils savent ce qu’on est. Mais je vois qu’il y a beaucoup de solidarité chez les jeunes adultes…
Peut-être plus que lorsque nous avions leur âge. Ils communiquent beaucoup plus».
M. et G.
Recueilli par Gérard De Riemaecker

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