A LA RENCONTRE DU FRERE VENU D’AILLEURS

On ne quitte pas son pays de gaîté de cœur : ‘’ si la guerre était en France, j’aimerai bien être accueillie ‘’ nous dit une habitante de Grande-Synthe…

Il fallait agir : l’état du Basroch, où 2500 à 3500 personnes environ s’entassaient,  a été considéré comme étant le plus infâme camp d’Europe…

En février 2016, 300 tentes blanches étaient installées sur le site de la Linière, mais les intempéries ont vite fait de  tout démolir…

Début mars, M.S.F. (Médecins sans frontière) construisent alors des cabanes en bois…

La Ville de Grande-Synthe a souhaité que le déménagement des Réfugiés se passe dans le calme

Malgré les réticences de l’Etat, le Maire a tenu bon… ce qui a fait céder l’Etat pour qu’il s’engage dans le financement sous la pression des assos et des médias… Il a aussi remercié la population de Grande-Synthe pour leur patience et leur compassion…

C’est ainsi que naît le premier camp humanitaire : une trentaine de bénévoles, de plusieurs nationalités, chaque jour, se sont engagés pour aider à cette mise en œuvre…

Une solidarité extraordinaire depuis l’installation, se manifeste venue de tous côtés : de tous les coins de France mais aussi de pays européens…

Aujourd’hui, nous sommes étonnés du calme qu’il y règne… Sans bruit, chacun s’approprie son ‘’petit chez soi’’ et l’on voit des enfants jouer (balançoires, vélos…) s’instruire (il y a des écoles pour grands et petits), également, des artistes de différents pays organisent des fêtes familiales…

Les femmes cuisinent avec ce que l’on peut leur offrir, les hommes avec des bâches améliorent l’environnement…

Nous pouvons constater une bonne ambiance, ce qui frappe quand nous les rencontrons, c’est leur sourire, leur accueil par des ‘’Salam’’  et la fraternité qui unit réfugiés et bénévoles….

Cécile et Gillette

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